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Les frais de scolarité réduits de moitié, promet QS

Henri Ouellette-Vézina, La Presse
« On le fait graduellement pour s’assurer d’un bon financement des institutions d’enseignement supérieur, qui ont manqué d’argent sous la CAQ et les libéraux. C’est une mesure responsable, mais qui garde le cap sur l’objectif final », a fait valoir mardi la députée sortante de Verdun, Alejandra Zaga Mendez.
Au fil du temps, les solidaires ont souvent changé leur fusil d’épaule sur cet engagement. En 2018, ils avaient promis une gratuité scolaire complète dès un premier mandat, puis en 2022, le parti avait proposé une baisse de 25 %. Ce serait maintenant 50 % à court terme, puis un programme universel dans un second mandat.
« On est les seuls à aller chercher l’argent là où il est pour financer nos services publics. On ne peut pas tout faire en un seul mandat, mais notre objectif n’a pas changé à long terme », s’est justifiée la porte-parole de QS, Ruba Ghazal, en réponse à nos questions.
Au total, réduire la facture étudiante de 50 % coûterait environ 350 millions de dollars à un gouvernement solidaire. Quant à l’atteinte de la gratuité, aucun budget n’a été avancé à ce chapitre mardi, mais, selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), ce serait au bas mot 1,2 milliard de dollars.
Selon Mme Mendez, la réduction de moitié des frais de scolarité représentera une économie de 2000 $ par année pour un étudiant au baccalauréat. « C’est une économie substantielle qui peut faire la différence pour payer l’épicerie et le logement », a-t-elle noté devant les journalistes.
Au Québec, l’accès aux cégeps est en principe gratuit, mais les droits afférents et autres frais peuvent grimper jusqu’à 300 $, voire davantage selon l’établissement. Quant à l’université, la facture peut surpasser les 2300 $ par session en moyenne. Ce chiffre grimpe davantage pour les Canadiens hors Québec et les étudiants internationaux.


