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Le Collège LaSalle pourra rouvrir pour le reste de l’année scolaire
Léo Mercier-Ross - Le Devoir
Aux prises avec une dette de 29,9 millions de dollars depuis la pénalité imposée par le gouvernement du Québec pour avoir accueilli trop d’étudiants dans ses programmes en anglais, le Collège LaSalle va pouvoir rouvrir ses portes à compter de vendredi, la Cour supérieure du Québec ayant obligé Québec à verser l’allocation initiale permettant à l’établissement d’offrir des cours, et ce, malgré l’absence d’une entente ferme entre les deux parties.
La rentrée, jusque-là suspendue. pourra donc avoir lieu, mais l’avenir de l’établissement au-delà de la présente année scolaire est encore incertain. Se disant « soulagé » de la décision, le directeur général du Collège LaSalle, Claude Marchand, a soutenu jeudi avoir espoir qu’une entente au sujet du règlement de la dette surviendra.
C’est la décision du juge Martin Castonguay, qui a estimé que le sort réservé aux étudiants, aux travailleurs et aux enseignants de l’établissement n’était « pas acceptable », qui donne ce regain d’espoir à M. Marchand. « Il a invité les parties […] à mettre les profs et les étudiants au cœur de la conversation pour trouver un terrain d’entente pour la pérennité de la mission [du Collège] », a indiqué le directeur général en précisant qu’un changement de gouvernement lors des élections le 5 octobre prochain pourrait aussi changer le ton des négociations.
« On veut que je jette l’eau du bain et le bébé avec, en moins de dix jours », a notamment lancé le juge Castonguay en annonçant sa décision, qui permet au collège de se protéger de ses créanciers plus longtemps pour mieux préparer ses stratégies en vue de trouver une porte de sortie au litige.

Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Arthur Rambo, étudiant en design de mode au collège Lasalle
Protection des créanciers
Au début de la semaine dernière, le Collège LaSalle a obtenu l’autorisation de la Cour supérieure du Québec de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. On avait donné jusqu’à l’audience de réexamen de jeudi pour qu’une entente soit trouvée. Le dossier sera de retour devant la Cour supérieure le 24 septembre prochain afin qu’un juge évalue l’état des négociations.


