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Philosopher ou ne pas philosopher?

Un texte de Janic Tremblay - Désautels le dimanche -
Les mains croisées derrière le dos, Hugues Bonenfant s’avance timidement au micro pour s’adresser à une centaine de ses collègues enseignants en philosophie, réunis un soir de novembre au cabaret Lion d’Or, à Montréal.

Ou plutôt, comment former l’esprit des jeunes cégépiens à une époque où l’émotion et l’ignorance des faits semblent l'emporter sur l’argumentation.

Un texte de Janic Tremblay

Désautels le dimanche

Les mains croisées derrière le dos, Hugues Bonenfant s’avance timidement au micro pour s’adresser à une centaine de ses collègues enseignants en philosophie, réunis un soir de novembre au cabaret Lion d’Or, à Montréal.

Le président de la Nouvelle Alliance pour la philosophie au collège (NAPAC) affiche une mine inquiète en parlant de l’avenir de la formation générale au collège.

Selon lui, elle pourrait faire l’objet d’une importante modification au cours des prochains mois, et il faut absolument s’en préoccuper.

«  L’école n’est pas une marque déposée. Pas encore. [...] La nature de la formation générale est menacée. [...] Il faut se rappeler de la responsabilité de l’école pour la culture et de l’essence culturelle de l’éducation. »

- Hugues Bonenfant

Pour le commun des mortels, ces mots sont un peu obscurs. Pas ici. Tout le monde comprend très bien ce qu’ils signifient.

Ils cristallisent l’état d’esprit de ces enseignants qui craignent que la formation générale au cégep, et notamment la philosophie, change beaucoup au cours des prochains mois.

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